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Le cinéma comme lieu de mémoire :
première mondiale des films de Yad Vashem
Dimanche 22 mars au Cinéma Blazac, sur les Champs Elysées, un public nombreux était venu soutenir Yad Vashem et le Festival du cinéma israélien de Paris. Près de cinq cent personnes ont pu assister à une soirée exceptionnelle en présence de Monsieur Daniel Shek, Ambassadeur d’Israël en France : la présentation en Première mondiale de l’œuvre cinématographique du musée de Yad Vashem et la projection d’Adam ressuscité, un film de Paul Schrader, tiré du roman de Yoram Kaniuk, "Adam Ben Kelev", avec Jeff Goldblum, Willem Defoe et Hana Laslo, en avant première du Festival du cinéma israélien. C’était la première fois que le public pouvait découvrir, hors du contexte habituel du Musée d’Histoire de la Shoah de Jérusalem, la conception muséologique et filmographique qui souligne la force du cinéma dans la formation d’une mémoire historique pour les jeunes générations ; une création cinématographique unique en son genre ! Les visages et les voix des témoins, entremêlés de documents d’époque audio-visuels rares et inédits, s’adressent directement à ceux qui n’ont pas connu la Shoah mais sont désormais les porteurs de cette mémoire. Mesdames Naomi Schrori, productrice et réalisatrice des films de Yad Vashem, Liat Benhabib, Directrice du Centre Visuel de Yad Vashem et Hana Laslo, actrice israélienne de renommée internationale, ont présenté les œuvres qui furent projetées au cours de la soirée. Les bénéfices de cet événement seront consacrés aux activités de Yad Vashem et au soutien de la diffusion du cinéma israélien dans le monde. A l’heure où l’antisémitisme et le négationnisme refont surface, la solidarité et le soutien de tous nos amis de France nous ont vivement réconfortés. Miry Gross, Directrice des Relations avec les pays francophones pour Yad Vashem, Paul Schaffer, le nouveau Président du Comité Français pour Yad Vashem et Charlie Zrihen, Directeur du Festival du cinéma israélien ont accueilli leurs invités parmi lesquels on comptait les nombreux fidèles, toujours dévoués à la cause de la mémoire, mais également la jeune génération pour qui le cinéma est le meilleur moyen de transmettre cette mémoire à l’avenir. La réussite de cette soirée est à mettre au crédit de tous ceux qui se sont si généreusement dépensés pour sa promotion, notamment Mesdames Anick Jibert, Nicole Krammer et Hélène Shouman, et toute l’équipe du Comité Français pour Yad Vashem dirigée de main de maître par sa nouvelle Secrétaire Générale, Claudine Calo. "Baptême" réussi pour la nouvelle équipe qui se prépare déjà à mobiliser tous nos amis en France, dès la rentrée prochaine.
Yom Hashoah 2009
Lundi 20 avril, à 20 heures, sur la Place du Ghetto de Varsovie de Yad Vashem à Jérusalem, 3.000 personnes assistaient à la traditionnelle cérémonie d’ouverture du Yom Hashoah. Cette soirée, emplie d’une grande émotion, fut bercée par les chants traditionnels du monde juif, merveilleusement interprétés par la jeune chanteuse israélienne de renommée mondiale, Ahinoham Nini, et un trio de violonistes virtuoses dont le plus jeune était à peine âgé de cinq ans. Le thème des enfants dans la Shoah était au centre de ces commémorations et les six rescapés qui allumèrent les torches du souvenir, étaient eux-mêmes enfants pendant la Shoah. Beaucoup d’émotion, donc, pour cette cérémonie d’ouverture à laquelle, quelques-uns de nos amis de France et de Belgique avait tenu à assister, faisant spécialement le déplacement. Monsieur Benjamin Natanyahou, Premier ministre de l’Etat d’Israël, ouvrit la soirée, et commença ainsi son discours : « Il y a quelques jours, juste avant Pessah’, est décédé un héros du peuple juif : David Plonski ; plus connu sous le nom de Yurek, le vendeur de cigarettes de la place des Trois Croix de Varsovie. Quand le ghetto a été construit, il n’avait que 14 ans. Mais en une seule nuit, il est passé de l’enfance à l’âge adulte, avec la responsabilité d’approvisionner le ghetto en nourriture, mettant, quotidiennement, sa vie en danger. Malgré tout il a survécu, et fit son Alyah en Eretz Israël et participa à la guerre d’indépendance. Plus tard, il fonda une famille et s’installa au kibboutz Meguido. Lors de la guerre de Kippour, il perdit son fils, Eithan. Il trouva néanmoins la force de surmonter cette épreuve, et continua de vivre, de construire et de transmettre son histoire à des milliers de jeunes. Cette histoire reflète celle du peuple juif : une histoire de souffrance, d’héroïsme, de construction et de renaissance. Yurek réussit à s’en sortir, mais plus d’un million et demi d’enfants Juifs n’ont pas survécu et furent assassiné dans la Shoah. La plupart d’entre-deux ne nous ont laissé ni leur nom, ni même le souvenir de leur existence.» Israel-Meir Lau avait cinq ans lorsque les Allemands sont entrés dans son village de Piotrokov. « Je me rappelle jusqu’à aujourd’hui et je peux même en sentir le gout dans ma bouche… Je n’avais que cinq ans lorsque nous habitions la rue Jeruslinska à Piotrokov, dans une mansarde. Les Allemands sont rentrés dans l’immeuble pour chercher les derniers Juifs qui se cachaient… C’était la dernière rafle… Maman qui prévoyait ce moment me remplissait la bouche de gâteaux au miel pour que je ne puisse pas même articuler un mot, pas même dire maman, et surtout ne pas pleurer. Il me semble qu’à ce moment là, peut-être me suis-je imaginé cela après coup, j’ai regardé maman dans les yeux comme pour lui dire : tu sais, maman, c’est inutile, j’ai très bien compris ce qui passe… ». Tout de suite après la guerre, le jeune garçon est monté en Israël avec son frère Naftali, seuls survivants de sa famille. Israël-Méir Lau est aujourd’hui le Président du Comité Internationale de Yad Vashem et Grand Rabin de Tel Aviv, après avoir été Grand Rabbin d’Israël. Pour lui, comme pour beaucoup d’autres, les vrais héros de cette tragédie furent avant tout les enfants. Pour le Président de l’Etat d’Israël, la haine qui toucha le peuple juif il y a plus de soixante ans n’est malheureusement pas éteinte totalement : « Six millions de Juifs ont été assassinés par les nazis et leurs complices, tout simplement à cause de leur origine juive. Parmi eux, un million et demi d'enfants visés par la destruction du peuple juif. Ils s’appelaient Moshé, Avraham, Rivka et ne connaissaient pas même la signification de leur nom. Une Juifs sur trois a été assassiné au cours de ces six années sanglantes. Chaque victime était un être humain avec tout son avenir devant lui. Mais la machine d'extermination nazie fut implacable et commit un génocide sans précédent dans l’histoire. L’État d'Israël est une victoire historique sur le nazisme qui fut finalement vaincu, mais l’antisémitisme lui a survécu et son poison est encore actif sous la forme du négationnisme et de la haine au non d’une supposée supériorité raciale. Aujourd’hui même, s’ouvre à Genève, une conférence internationales sous l’égide de l’ONU dans laquelle, le principal orateur, le Président iranien Ahmadinadjad, nie la Shoah et appelle à la destruction d’Israël ». Comme on le voit, les leçons de la Shoah sont encore loin d’être totalement claires pour tout le monde. La mission de Yad Vashem en Israël et à travers le monde n’en est que plus indispensable. Les enfants dans la Shoah Le thème central de la Journée du Souvenir des victimes et des héros de la Shoah (Yom Hashoah) pour l’année 2009 fut celui des enfants au cœur de la tourmente. Environ 1,5 millions d'enfants ont été assassinés dans la Shoah. Depuis l'arrivée au pouvoir des nazis, les enfants juifs ont fait connaissance avec une nouvelle forme de cruauté, d'abord en Allemagne, puis au fur et à mesure de la Seconde Guerre mondiale, dans tous les pays alliés des nazis ou conquis par l’Allemagne. Les parents et les familles de ces enfants n'ont pas été en mesure de leur accorder la sécurité et la protection si nécessaire à cet âge. Les enfants juifs ont été séparés de leurs camarades non-juifs, expulsés des écoles publiques. Ils ont vu leurs parents perdre leurs droits de citoyens et furent les témoins de la destruction de l'unité familiale confrontée à l’abîme du désespoir. Avec la poursuite de la guerre et l’aggravation de la politique antijuive des nazis, la souffrance des enfants juifs a augmenté : nombre d’entre eux furent voués à l'horrible souffrance de l’existence dans les ghettos - le froid, la famine et une multitude de maladies mortelles. Livrés à eux-mêmes et coupés du monde, les enfants juifs vécurent dans l'ombre de la terreur et de la violence la plus extrême. Dans un univers où la contrebande était au centre de la survie, ils furent souvent contraints d'assumer le rôle de soutien de famille, fournissant seuls la nourriture de leurs proches. Quand les déportations vers les camps d'extermination ont commencé, un gouffre s’est ouvert dans la vie des enfants juifs. Partout en Europe occupée par les nazis, ils ont dû fuir et se cacher, séparés de leurs parents et de leurs proches. Certains d'entre eux ont trouvé refuge chez d’honnêtes gens qui refusaient de rester passifs et prirent le risque de les cacher, certains ont été cachés dans des couvents et des monastères ou des écoles, d'autres ont été contraints d'errer de forêts en villages, chassant pour leur nourriture quotidienne comme des animaux sauvages et ne comptant que sur leur ingéniosité et leur courage pour survivre. Beaucoup furent réduit à vivre sous des identités d’emprunt, avec la nostalgie de leur foyer perdu. Pourtant, les enfants de la Shoah demeuraient des enfants, désirant par dessus tout l’amour de leur entourage ; là où ils se trouvaient - dans les ghettos et dans la clandestinité - ils n’ont pas renoncé, par moments, à jouer comme les autres enfants. À la fin de la guerre, un nouveau chapitre commença pour eux, partagé entre l’espoir de la vie retrouvée et la douleur d’un monde intime à jamais disparu. Beaucoup d'enfants ont perdu leur famille et leur patrimoine juif pour toujours. Pour d'autres, la fin de la guerre a marqué le début d’un retour à leur condition d’avant guerre, à l’issu d'un processus plein de difficultés et de tourments. Très lentement, ils sont sortis de la clandestinité et ont commencé le long et douloureux processus de réadaptation. Malgré les cicatrices, ils ont tenté de reconstruire leur vie.
"Kaddish" de Léonard Berstein et Samuel Pisar"
En présence du Président de l’Etat d’Israël, Monsieur Shimon Peres, Yad Vashem a accueilli sur la place du Ghetto de Varsovie du Mont du Souvenir, le 1er juin dernier, un concert unique de l’orchestre philarmonique d’Israël. Dirigé par le Maestro John Axelrod et lu par Samuel Pisar en personne, l’œuvre se compose d’une partie musicale – la Symphonie numéro 3 de Léonard Berstein – et d’une partie narrative – Dialogue avec Dieu de Samuel Pisar. Léonard Bernstein avait créé sa monumentale symphonie numéro 3 "Kaddish", en 1963 à Tel Aviv, mais c’est seulement en l’an 2001 que Samuel Pisar en écrivit le livret et en 2003 que l’œuvre fut présentée pour la première fois à Chicago, sous la direction de John Axelrod. Depuis, elle a été jouée plusieurs fois lors de festivals internationaux mais jamais le rêve de Samuel Pisar n’avait pu se réaliser : faire entendre les chœurs, la voix et les instruments de ce "Kaddish" à Jérusalem, à Yad Vashem, au cœur même de la mémoire juive de la Shoah. "Il n’y a aucun endroit plus approprié qu’ici, à Jérusalem, pour ce concert exceptionnel" déclarera le Président de l’Etat, Shimon Peres : "se souvenir avec la douleur et espérer avec foi, a toujours été, et demeure, le destin de notre peuple". Pour Samuel Pisar, dont la voix chaude et profonde constitue l’instrument central de cette symphonie "à ce moment, je sens que c’est pour ma grand-mère, pour ma famille et pour mon peuple que je dis le Kaddish ". Samuel Pisar avait 10 ans lors de l’invasion de la Pologne. Déporté à Auschwitz puis Dachau, il est l’unique rescapé de sa famille à la fin de la guerre ; il n’a que 16 ans. Après des études de droits en France, en Australie et aux Etats-Unis, il commence une carrière d’avocat international en travaillant pour l’Organisation des Nations Unies. Parallèlement à ses activités professionnelles, il mène un combat acharné pour préserver la mémoire de la Shoah et lutter contre la violence et la dictature qui n’ont malheureusement pas disparu avec la fin de la guerre. Ses mémoires de déportation, "Le sang de l’espoir", sont traduites en vingt langues, faisant de lui un des grands témoins de la Shoah. Il crée à Paris le Comité Français pour Yad vashem dont il reste le Président d’honneur et milite également aux côtés de Mikis Theodorakis en Grèce et Andrei Sakharov ou Alexandre Soljenitsyn en ex-URSS." … Ainsi, ô grand Dieu d’Abraham, Pour son dixième anniversaire, l’APAC, Association pour la promotion de l’Art Cantorial (‘Hazanout) présidée par le Cantor Raphael Cohen, avait choisi de dédier sa soirée de gala annuelle à l’action éducative de Yad Vashem. Le lundi 29 juin dernier, c’est dans une salle comble de 1400 personnes, et dans le décor somptueux de la maison de l’Unesco que le concert débuta sous le parrainage de l’Ambassadeur d’Israël auprès de l’Unesco, son excellence Monsieur David Kornbluth. En ouverture, Monsieur Daniel Sandler, porte parole de l’APAC, accueillait dans un hébreu très honorable, les représentants israéliens de Yad Vashem venus de Jérusalem spécialement pour cette soirée : Avner Shalev, Président du Comité Directeur de Yad Vashem, Shaya Ben Yéhouda, Directeur des Relations internationales et Miry Gross, Directrice des Relations avec les pays francophones. La ‘Hazanout représentait un aspect important de la culture juive, notamment dans les communautés d’Europe fortement touchées par la Shoah, et c’est une façon de raviver la présence de ce monde disparu que d’entendre les prières chantées selon les airs traditionnels de l’art cantorial le plus pur. Pourtant, à voir l’engouement du public et l’intérêt des jeunes talents qui relèvent le flambeau, il ne s’agit pas seulement d’une nostalgie. Avant la seconde Guerre mondiale, la ‘Hazanout était au sommet de son perfectionnement, exprimant ce qu’il y avait de plus noble et de plus sublime dans l’âme juive, mêlant mélodies traditionnelles, accents ‘Hassidiques et musique Kleizmer. Presque étouffée par les flammes de la haine nazie, la voix de la ‘Hazanout refleurit aujourd’hui en Israël et en Amérique. C’est pourquoi, l’initiative de l’APAC représente un symbole de la continuité juive et s’associe tout à fait à la politique éducative de Yad Vashem en matière de transmission. En milieu de soirée, le public a pu découvrir un film présentant les différents domaines d’activité de Yad Vashem à Jérusalem et se rendre compte ainsi de l’importance du travail éducatif réalisé. La centralité de Yad Vashem dans le travail de mémoire et de sensibilisation des jeunes générations n’est pas toujours comprise par ceux qui ne se sont jamais rendu sur place. Les milliers d’étudiants, lycéens et jeunes soldats qui suivent chaque semaine les différents programmes éducatifs parlent d’eux-mêmes lorsque l’on vient visiter le site ou le musée de Yad Vashem. Ce court film aura eu le mérite de donner un aperçu à ceux qui ne connaissaient pas encore notre travail. Une collecte fut organisée à l’issue de la soirée. Il faut remercier grandement la mobilisation et le dévouement de tous les membres de l’APAC qui firent de cette soirée une réussite, mais également nos amis de France et tous les membres du Comité Français pour Yad Vashem.
Thème du Yom Hashoah 2009 : "Les enfants dans la Shoah" Avec la poursuite de la guerre et l’aggravation de la politique antijuive des nazis, la souffrance des enfants juifs a augmenté : nombre d’entre eux furent voués à l'horrible souffrance de l’existence dans les ghettos - le froid, la famine et une multitude de maladies mortelles. Livrés à eux-mêmes et coupés du monde, les enfants juifs vécurent dans l'ombre de la terreur et de la violence la plus extrême. Dans un univers où la contrebande était au centre de la survie, ils furent souvent contraints d'assumer le rôle de soutien de famille, fournissant seuls la nourriture de leurs proches. Quand les déportations vers les camps d'extermination ont commencé, un gouffre s’est ouvert dans la vie des enfants juifs. Partout en Europe occupée par les nazis, ils ont dû fuir et se cacher, séparés de leurs parents et de leurs proches. Certains d'entre eux ont trouvé refuge chez d’honnêtes gens dont la conscience leur interdisait de rester passifs, certains ont été cachés dans des couvents et des monastères ou des écoles, d'autres ont été contraints d'errer de forêts en villages, chassant pour leur nourriture quotidienne comme des animaux sauvages et ne comptant que sur leur ingéniosité et leur courage pour survivre. Beaucoup furent réduit à vivre sous des identités d’emprunt, avec la nostalgie de leur foyer perdu. Pourtant, les enfants de la Shoah demeuraient des enfants, désirant par dessus tout l’amour de leur entourage ; là où ils se trouvaient - dans les ghettos et dans la clandestinité - ils n’ont pas renoncé, par moments, à jouer comme les autres enfants. Bien sûr, tous les enfants juifs n’ont pas eu la chance de trouver un lieu de refuge, et plusieurs dizaines de milliers furent capturés et envoyés aux camps de la mort et devinrent les premières victimes de la machine exterminatrice nazie. À la fin de la guerre, un nouveau chapitre commença pour eux, partagé entre l’espoir de la vie retrouvée et de douleur d’un monde intime à jamais disparu. Beaucoup d'enfants ont perdu leur famille et leur patrimoine juif pour toujours. Pour d'autres, la fin de la guerre a marqué le début d’un retour à leur condition d’avant guerre, à l’issu d'un processus plein de difficultés et de tourments. Très lentement, ils sont sortis de la clandestinité et ont commencé le long et douloureux processus de réadaptation. Malgré les cicatrices, ils ont tenté de reconstruire leur vie.
Les enfants français dans la Shoah
Préface de l'auteur
par Serge Klarsfeld, Paris, Juin 1996
Présentation de Serge Klarsfeld
Légion d’Honneur : Le 25 octobre dernier, Monsieur Avner Shalev a été
promu au rang de Chevalier de la Légion d’Honneur, et décoré par Monsieur
Nicolas Sarkozy, Président de la République, lors d’une cérémonie privée à
l’Elysée. C’est plus de cinquante ans de travail de mémoire, en Israël et
à travers le monde, qui sont ainsi reconnus par les plus hautes autorités
françaises. A cette occasion, un Dîner de Gala, au profit de Yad Vashem a
été organisé à Paris, le 28 octobre dernier, pour nos amis de France.
Justes de France : de
l’Elysée au Panthéon
« Aujourd'hui, pour cet hommage de la
Nation aux Justes de France, reconnus ou anonymes, nous sommes rassemblés
pour évoquer notre passé, mais aussi pour enrichir notre présent et notre
avenir. "Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier", dit le
Talmud, devise qui d'ailleurs orne la médaille des Justes. Il faut en
comprendre toute la force : en sauvant une personne, chaque Juste a, en quelque sorte, sauvé l'humanité. Cette mémoire, soyez-en certains, soyez-en
fiers, elle perdurera de génération en génération. » Jacques Chirac.
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